Qui sommes-nous ?. Où sommes-nous ?. Que faisons-nous ?. Devenir dominicain. Dom&Go. Rechercher. Nous aider. Actualité. Prédication numérique. Nous contacter. Retraite dans la ville Facebook Nous contacter

 

Pour fêter les 150 ans de leur église, inaugurée le 16 août 1863, les frères du couvent du Saint-Nom-de-Jésus ont ouvert leurs archives et leur couvent à des historiens, dont les travaux de recherche ont été présentés lors d’un colloque, le 15 novembre. 

 

Ce fut pour la centaine de participants, frères et fidèles de la paroisse du Saint-Nom, l’occasion de visiter leurs origines et de découvrir que leur église, appréciée pour sa haute stature et la richesse de sa décoration, reste habitée dans ses pierres et dans ses verrières par les personnalités exceptionnelles de ses concepteurs.

 

Quelle émotion d’apprendre que la plus grande partie des vitraux qui ornent les hauts murs de l’église sur toute leur longueur, et inondent la nef de couleurs vives tout au long du jour, n’ont pas été réalisés par un atelier de peinture sur verre lyonnais, mais par les frères fondateurs du couvent ! À l’aide d’un manuel de vulgarisation du métier de maître-verrier, qui s’appellerait aujourd’hui, s’il était réédité, « L’art du vitrail pour les nuls », une poignée de frères se sont lancé le défi de réaliser eux-mêmes les vitraux de leur église : depuis les esquisses dessinées au fusain par le frère Danzas, prieur du couvent, en passant par l’achat des plaques de verre, des outils de découpe, des couleurs, jusqu’à la peinture du verre et la cuisson des vitraux. Trônant toujours humblement dans les caves du couvent, longtemps pris pour un four à pain, le four à vitraux construit par les frères a permis de cuire les portraits des saints et saintes de l’Ordre dominicain qui veillent sur la communauté de Lyon et illuminent sa prière depuis 150 ans.

 

Mais les vitraux ne sont pas seulement habités par l’art et l’habileté des frères : ils nous mettent en présence de leurs visages. Une comparaison entre des portraits photographiques, retrouvés dans les archives du couvent, et certains visages de saints dominicains représentés sur les vitraux ne laissent aucun doute sur leurs liens de parenté : le frère Hyacinthe Besson a prêté son visage à saint Hyacinthe, le frère Henri à saint Raymond, et c’est un portrait de Lacordaire qui servit de modèle pour saint Dominique. Sans oublier l’un des plus célèbres frères de l’Ordre des Prêcheurs, Fra Angelico, dont le style et les couleurs ont manifestement inspiré les artistes verriers du Saint-Nom. On reconnaît également certains de ses tableaux composés quatre siècles auparavant pour son couvent de Florence.

 

Pour clore cet anniversaire, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, a présidé la messe dominicale dans l’église. Il était entouré de tous les frères dominicains du couvent, ceux qui étaient présents dans le chœur, et ceux qui participaient à la liturgie du haut de leurs vitraux. Appartenir à la grande famille dominicaine, qui s’apprête à célébrer ses 800 ans, c’est aussi apprendre à donner vie à l’Ordre d’hier avec les visages d’aujourd’hui.

Partager à un ami




votre message a été envoyé