Qui sommes-nous ?. Où sommes-nous ?. Que faisons-nous ?. Devenir dominicain. Huitième centenaire. Rechercher. Nous aider. Actualité. Prédication numérique. Nous contacter. Retraite dans la ville Facebook Nous contacter

La vie dominicaine mérite quelques explications en ce qui concerne le fonctionnement interne d’une institution vieille de huit cents ans ! Un fonctionnement démocratique qui, paradoxalement, peut paraître très moderne !

 

Les élections

 

Dans l’Ordre des prêcheurs, les charges de gouvernement sont toujours électives. Une élection se déroule selon un certain nombre de principes façonnés par une expérience de près de huit siècles.

 

Personne ne se déclare candidat, et personne ne peut validement voter pour soi-même. Avant l’élection, celui qui exerçait la charge précédemment fait un rapport sur son mandat, qui est discuté par l’assemblée ; puis on procède au tractatus qui n’est pas un débat sur l’élection, mais une manière d’écouter ce que chaque électeur peut avoir à dire sur des frères dont les noms sont proposés. Un tractatus est toujours un moment grave et important, durant lequel chacun cherche à dire ce qu’il pense du frère pour la charge que l’on va pourvoir. Il s’agit de donner un avis sur l’adéquation de la personnalité du frère à la charge, et non pas d’en profiter pour dire tout ce que l’on pense de lui, en bien ou en mal !

 

Au chapitre provincial, la première journée de travail de l’assemblée est entièrement consacrée à ces préparatifs : rapport du provincial sortant et tractatus sur l’élection. Le lendemain matin est célébrée la messe du Saint Esprit, suivie immédiatement du vote. Le procès verbal de l’élection est envoyé au Maître de l’Ordre qui peut confirmer ou casser l’élection. Dans l’attente de sa réponse, qui aujourd’hui arrive très rapidement grâce au fax, l’élu préside l’assemblée capitulaire.

 

Le chapitre provincial

 

Le chapitre provincial est célébré tous les quatre ans. Il rassemble les prieurs des couvents et des délégués élus par les frères, ainsi que le prieur provincial sortant et les prieurs régionaux et vicaires provinciaux.

 

Le chapitre comporte, selon l’usage, deux temps bien différents. L’assemblée capitulaire dure une semaine. Elle est consacrée à l’élection du prieur provincial et des définiteurs et à des discussions aboutissant parfois à des votes, parfois à de simples explorations des enjeux d’une question.

 

Durant les trois semaines suivantes, le définitoire siège à Paris. Composé du prieur provincial et des six définiteurs, il a la charge de prendre les décisions concrètes, de mettre en œuvre les décisions déjà votées par l’assemblée et de procéder aux nominations des officiers provinciaux. Tous les frères qui ont une charge au service de la province, dans le gouvernement provincial ou dans la formation, « tombent » en effet, comme nous disons dans notre rude langage, avec le chapitre. Toutes les charges sont donc à pourvoir à nouveau.

 

Enfin, après ce mois d’intenses discussions, le définitoire rédige les actes du chapitre, qui sont envoyés au Maître de l’Ordre pour recevoir de lui une approbation qui seule leur donne leur valeur. À l’issue de tout ce processus, le prieur provincial gouverne la province durant quatre ans, avec l’aide d’un assistant et d’un conseil provincial composé des six définiteurs, du prieur provincial sortant, du régent des études et de deux conseillers élus par le chapitre.

 

Le chapitre général

 

Un chapitre général, c’est la réunion des frères représentant les provinces de l’Ordre, pour traiter et décider de ce qui concerne le bien de tout l’Ordre. Il se réunit tous les trois ans. Quand il s’agit d’élire en plus le Maître de l’Ordre, tous les neuf ans, il s’agit d’un chapitre général électif. Le chapitre général est alors plus nombreux, car il rassemble les provinciaux et des délégués élus (les définiteurs) par les chapitres provinciaux.

 

La tâche d’un chapitre général électif est double: élire le Maître de l’Ordre, et prendre les décisions nécessaires à la vie de l’Ordre. Les Actes publiés par le chapitre sont un lieu de réflexion pour les frères durant les trois années à venir; ils constituent également une ligne directrice pour le gouvernement du Maître de l’Ordre.

 

Enfin, notre Ordre a cette particularité unique dans l’Église que, depuis sa fondation, il accorde un pouvoir législatif aux chapitres généraux, qui ont donc la possibilité de faire évoluer les Constitutions de l’Ordre, afin de les adapter aux évolutions du monde. L’Ordre dominicain n’a donc pas de « règle de saint Dominique », ou de constitutions des origines auxquelles on chercherait régulièrement à revenir dans un esprit de réforme. Les adaptations portent souvent sur des points de détail, un peu techniques, mais elles permettent à l’Ordre d’avoir une législation interne qui corresponde aux besoins réels des frères dans une époque donnée.

 

Petit lexique dominicain

 

Prieur provincial

Le prieur provincial a essentiellement trois tâches :

  • Promouvoir dans la Province l’esprit et la vie authentique de l’Ordre. Il stimule les frères dans leur tâche de prédication.
  • En lien avec le Maître de l’Ordre, travailler au bien commun de l’Ordre en favorisant la collaboration entre les différentes provinces.
  • Promouvoir la coopération entre la Province et les différents diocèses dans lesquels elle se trouve ainsi qu’avec les autres familles religieuses.

 

Le conseil provincial

Le conseil doit donner son consentement ou son avis au Prieur Provincial pour les questions que le droit de l’Ordre ou de l’Église définissent. Il se réunit sous sa présidence.
Il se compose de l’ancien prieur provincial, du Régent des études, des définiteurs du chapitre provincial (6), des prieurs régionaux (2), des conseillers élus par le chapitre provincial (2) et du syndic provincial.

 

Assistant du prieur provincial

L’assistant du provincial ou encore le « Socius du Provincial » apporte son aide au prieur provincial dans le gouvernement de la Province.

 

Régent des études

Le régent, sous l’autorité du prieur provincial et assisté de la commission de la vie intellectuelle dont il est le président, s’attache à promouvoir et coordonner toute la vie intellectuelle de la Province.

 

Définiteurs du chapitre provincial

Les définiteurs, élus par le chapitre provincial, gouvernent la Province avec le président du chapitre. Celui-ci achevé ils participent activement aux délibérations du conseil provincial.

 

Prieur régional

Le prieur régional est le supérieur d’un vicariat de la Province. Toutes choses égales, son rôle est comparable à celui du prieur provincial. Il répond devant le chapitre provincial.

 

Syndic provincial

Le syndic, en lien avec le prieur provincial, et assisté du conseil économique, doit veiller avec soin à subvenir aux vrais et justes besoins des frères dans le cadre de la Province de sorte que toute vie privée soit absolument exclue.

Qui sommes-nous ? Des moines ? Non pas vraiment. « L’habit ne fait pas le moine. » En l’occurrence, cela s’applique !

Notre vie ressem­ble pourtant à celle des moines, c’est vrai : nous vivons en frères, avec une vie commu­nau­taire, parta­geant la table, mettant en com­mun nos biens. Louant ensemble, ou seuls, le Seigneur et lui confiant le monde qui vit et parfois souf­fre. Mais notre vie se passe aussi à l’exté­rieur car nous sortons du cou­vent (qui n’est donc pas un monas­tère). En effet, le monde nous appelle : nous sommes des prê­cheurs, et l’annon­ce de la parole de Dieu à nos contem­po­rains est la grande affai­re de notre vie.

 

À l’origi­ne, il y a le cœur débor­dant de saint Domini­que, inquiet de voir tant d’hommes et de femmes à l’écart de la Bonne Nouvel­le. S’en­tou­rant de frères, il ne tarde pas à les disper­ser aux quatre coins de la terre pour prê­cher à ceux qu’ils croise­ront sur leur chemin. Un cœur qui débor­de, telle est donc l’origi­ne de l’Ordre des prê­cheurs. Et depuis huit siècles, frères, sœurs et laïcs domini­cains s’atta­chent à rester fidèles à cette mis­sion si belle : Louer, bénir et prêcher.

Partager à un ami




votre message a été envoyé