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Les novices n’ont rien à faire…mais leur programme est si dense ! 

 

À la fin de la vestition, lorsque le novice vient de recevoir son habit, il entend ces mots : « Vous obéirez au Père-Maître comme à moi-même ».
Les mots claquent, clairs. Le Provincial pourrait ajouter : « et vous frères, vous obéirez aux novices comme vous vous obéissez mutuellement ». En effet, « Ce n’est pas la règle qui nous tient, c’est nous qui tenons la règle » (Bernanos)…

 

Rien ne s’avère plus vrai au fil des jours qu’au couvent du noviciat. Transmettre, en régime dominicain, c’est vivre sous le regard des frères, avec eux, grâce à eux. Osmose au long cours par laquelle liturgie, prédication, apostolats deviennent concrets ou affichent leurs insuffisances et défaillances. Histoires à assumer. Et dépasser. N’est-ce pas le propre de toute interprétation musicale nouvelle ? C‘est ce que les frères veulent vivre ensemble qui sera transmis. Initiation ou retourner ad initium, autrement dit revenir sans cesse aux sources. Et boire…pour avancer.

 

Un accompagnement-parrainage ? Si « Un oiseau chante d’autant mieux qu’il chante dans son arbre généalogique » (Cocteau), on trouve les fruits de l’arbre dans les branches et pas dans les racines. Transmettre, c’est donner et aussi s’effacer. Et puis, pour reprendre souffle, il faut pouvoir res-pi-rer. Car l’on chante vite très faux si on abuse du métronome.

 

Où trouver l’espace de respiration qui s’avérera très vite nécessaire ? Au quotidien. Il faut alors répondre aux questions : « Oui, mais toi, qu’est-ce que tu dis, crois, vis, montres ? ». Une vie au jour le jour où après six semaines, il n’y a plus de grand homme. Autrement dit, après l’idéal, la distance. Et le vrai travail d’aimer. Tout autre chose qu’admirer, ce qui ne reste qu’une qualité de regard et pas de vie partagée. Les frères novices peuvent alors nous faire l’honneur de se confier : étonnement pour les médiocres unissons, découragements face aux fausses notes… Écouter alors – surtout – , encourager, rire ou pleurer avec, et savoir ce que l’on gardera pour soi au sanctuaire de sa prière. « Car la prière ce sont souvent d’abord des visages », comme disait mon vieux maître flamand.

 

Recevoir l’habit en 1983 et le voir donner en 2013 : quelle grâce ! Notre génération a vécu sa formation sans intermédiaires -ou presque- entre jeunes et grands aînés : une vie de peu de pères mais avec une multitude d’aïeux. Les années 1970 étaient passées par là. Il nous appartient, à 40 ans déjà ou 60 ans bientôt, d’être des contrepoints pour nos jeunes frères à côté, avec, nos anciens. Tout un art… Se situer entre une vie qui ne se transmettra pas à l’identique et une autre qui ne se réalisera pas à l’échelle des rêves initiaux.

 

Le contrepoint : cette mélodie alternative en musique qui s’intercale avec la mélodie du chant… Au final, tout reste une question d’harmonisation, d’accords, et d’euphonie.

 

« Vos anciens auront des songes – sur ce qu’ils auront accompli… ou pas – et vos jeunes gens des visions – sur ce qu’ils vivront…peut être – » (Joël 3, 1).

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander…

 

Car il y a tant de choses à dire enco­re… Et vous, peut-être, tant de ques­tions à poser !


Si nous ne pou­vons pas répon­dre à tout, ici, vous pou­vez néan­moins recher­cher arti­cles et témoi­gna­ges de frè­res qui vous per­met­tront d’appro­fon­dir les sujets qui vous inté­res­sent.

 

Bonne décou­verte !

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