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Le noviciat est un temps de profonde contemplation de l’œuvre de Dieu en moi. 

 

L’Ordre des Prêcheurs a la tradition d’accueillir de sacrées personnalités ! Je peux attester que cette tradition continue. Ces personnalités sont parfois fortes mais ce n’est pas cela l’essentiel. Je préfèrerais parler de belles personnalités. Cela tombe bien : l’Ordre des Prêcheurs aussi a de la personnalité. Depuis presque 800 ans, il a une histoire riche, un savoir à transmettre, et aussi une sagesse. De cette rencontre, entre un Ordre ancien et des candidats à la vie dominicaine, peuvent naître des hommes nouveaux.

 

On ne naît pas dominicain, on le devient, par grâce, par miséricorde, celle de Dieu et celle des frères. On ne naît pas dominicain, on le devient, et cela commence par une étape initiatique, et donc progressive et étonnante qu’on ne peut déterminer complètement à l’avance. Cette étape est le noviciat, temps de révélation d’un homme nouveau. Le noviciat est ce temps de profonde contemplation de l’œuvre de Dieu en moi. Ce temps de transformation se passe sous le regard des frères. La grâce, comme le dit notre frère Thomas d’Aquin, « ne détruit pas la nature mais la rend parfaite ». L’Esprit Saint agit et transforme avec un tact infini.

 

On devient Prêcheur d’abord en écoutant la Parole de Dieu. D’abord ensemble au cours des offices au chœur (c’est souvent une découverte pour les novices que le bienfait de cette prière commune continue). Mais surtout, chaque matin au noviciat, le contact avec la Bible par la lectio divina, permet de revivre la fidélité de Dieu envers les hommes, son amour indéfectible, malgré tout. Il s’agit de lire la Bible du Livre de la Genèse au Livre de l’Apocalypse, et d’entendre : « Voici que je fais toute chose nouvelle » (Apocalypse 21, 5). 

 

On devient dominicain en regardant comment vivent les frères. Au tout début du noviciat, le provincial déclare : « Vous avez un an pour observer [« observer » aux deux sens du terme : en regardant mais aussi en suivant] notre façon de vivre, et nous avons un an pour observer [cette fois au seul sens de regarder] les vôtres. Si nos mœurs vous plaisent et si vos mœurs nous plaisent, alors vous pourrez vous engager par la profession. 


Dans le cas contraire, vous êtes libres et nous sommes libres ». Cette découverte se fait progressivement, petit à petit. Il s’agit d’apprendre (osons le mot) la vie commune. Certains y sont plus naturellement prédisposés mais cette vie commune, on n’y entre qu’en faisant le saut. Il s’agit aussi d’apprendre la vie fraternelle, ce qui est différent de la seule vie commune. Ici, ce sont les autres qui me révèlent que je suis un « frère ».

 

Tout n’est ni simple, ni linéaire dans cette découverte. Il y a aussi des temps de désert, voire de combat. Ce temps permet de comprendre Abraham qui « partit sans savoir où il allait » (Lettre aux Hébreux 11, 8). Seul le rappel profond de la promesse qui lui avait été faite le faisait avancer. En ce sens, ce désert permet de connaître quelle parole, promesse m’est faite au plus profond de moi. 

 

On ne devient pas dominicain pour soi, mais pour d’autres. Au cours du noviciat, les novices vont, un après-midi par semaine à la rencontre de personnes qui vivent à la marge et sont en souffrance : prison, prostitution, monde de la rue. Après avoir entendu le matin la parole de Dieu, il s’agit aussi d’entendre, avec Dieu, la souffrance de son peuple. Je sais qu’il se passe quelque chose de très profond durant ces rencontres. Dans l’apostolat, on se découvre le frère de ceux que le Seigneur appelle « ces petits qui sont mes frères » (Évangile selon Saint Matthieu chapitre 25, verset 40). 

 

Pour finir, je voudrais dire aussi qu’on devient frère dominicain… par les sœurs ! L’année de noviciat est encadrée par une retraite chez nos sœurs moniales d’Orbey et une autre avant la profession, généralement chez les sœurs de Béthanie, fondée par le P. Lataste. Au cours de l’année, les passages par d’autres monastères de moniales s’avèrent, eux aussi, fondateurs.

 

Au terme du noviciat, le novice promet obéissance à Dieu, à la Vierge Marie, à Dominique, au Maître de l’Ordre, et ses représentants. Tout un programme que cette promesse. « Promettre » se dit autrement : « donner sa parole ». Cela tombe bien pour des Prêcheurs ! 


Seigneur, je te donne ma parole, pour devenir Prêcheur de ta Parole.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander…

 

Car il y a tant de choses à dire enco­re… Et vous, peut-être, tant de ques­tions à poser !


Si nous ne pou­vons pas répon­dre à tout, ici, vous pou­vez néan­moins recher­cher arti­cles et témoi­gna­ges de frè­res qui vous per­met­tront d’appro­fon­dir les sujets qui vous inté­res­sent.

 

Bonne décou­verte !

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