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Le monde aussi nous apprend la fraternité !

 

Il semble assez logique de se poser la question de l’impact de notre vie fraternelle dominicaine sur nos relations à l’extérieur. L’apprentissage de la fraternité dans nos couvent devrait nous permettre d’en témoigner dans le monde. Je pense qu’il serait tout aussi fructueux de renverser l’interrogation.

 

Mon expérience, sinon depuis le début, en tout cas depuis trois ou quatre décennies, me rend avant tout sensible au fait que nos relations extérieures fécondent qualitativement la vie fraternelle de nos couvents. Là où les rapports que nous avons avec la société sont dégradés, frustrants, décalés, voire hautains ou utilitaires, alors nos relations internes se sclérosent. Je peux témoigner que je n’ai jamais connu de meilleure vie fraternelle, en dépit des difficultés rencontrées, que lorsque j’ai vécu dans des communautés dont les frères entretenaient des rapports vigoureux avec l’extérieur. J’ai vécu cela en petite communauté mais aussi dans une grande. Tout dépend de l’intérêt vital que les frères portent aux « affaires du monde » et non pas d’abord à l’épanouissement plus ou moins narcissique de leur communauté.

 

Une telle situation réclame la pratique du partage sur ce que nous faisons à l’extérieur. Elle exige que chacun échange sur sa vie apostolique ou professionnelle, sans craindre de communiquer ses perplexités et ses enthousiasmes, ses déboires et ses réussites. Elle suppose que les frères écoutent et manifestent un réel intérêt. Ces conditions sont quelquefois loin d’être réalisées. Une écoute polie et la plus brève possible semble parfois suffire, alors que, à l’inverse, nous étouffons parfois l’échange sous un flot de paroles égotistes magnifiant nos activités.

 

La logique de notre vie dominicaine est de se construire à partir d’une finalité particulière qui est l’annonce de la Parole aux hommes de la société dans laquelle nous vivons. Il faut donc partir de la fin, et laisser notre vie communautaire vibrer au plus profond d’elle-même sous l’impulsion de cette fin.

 

Je n’entends pas nier pour autant que la qualité de notre vie fraternelle n’ait à son tour des effets bénéfiques sur notre vie apostolique. Tout dominicain a appris dès le noviciat cet adage : « contempler et porter aux autres le fruit de sa contemplation ». Mais la formule est trop unilatérale. En vie fraternelle comme en contemplation, le mouvement est tout aussi important qui va de la société à la communauté et non pas seulement de la communauté à la société. Encore faut-il faire exister ce mouvement.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander…

 

Car il y a tant de choses à dire enco­re… Et vous, peut-être, tant de ques­tions à poser !


Si nous ne pou­vons pas répon­dre à tout, ici, vous pou­vez néan­moins recher­cher arti­cles et témoi­gna­ges de frè­res qui vous per­met­tront d’appro­fon­dir les sujets qui vous inté­res­sent.

 

Bonne décou­verte !

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