Qui sommes-nous ?. Où sommes-nous ?. Que faisons-nous ?. Devenir dominicain. Huitième centenaire. Rechercher. Nous aider. Actualité. Prédication numérique. Nous contacter. Retraite dans la ville Facebook Nous contacter

Dominique, patron de la miséricorde ? Dès le noviciat, j’avais été impressionné par le témoignage des premiers compagnons et disciples de saint Dominique. Chacun le décrit en utilisant le qualificatif : miséricordieux.

 

Jourdain de Saxe, son successeur à la tête de l’Ordre des Prêcheurs, d’ajouter : « Nul n’était plus gai ». Car la miséricorde fait participer à la joie éternelle.

 

N’allons pas voir dans cette miséricorde une attitude facile, moins onéreuse en tous cas que les autres applications du Sermon sur la montagne. On la dévalue, on la défigure en la confondant avec une indulgence qui frise la complicité. Il s’agit d’imiter Dieu. Par conséquent, à la lumière de l’Incarnation du Verbe, être miséricordieux signifie tenir pour sien le mal d’autrui et, afin de le tirer de son abîme, prendre la place de l’autre.

 

Dans le chapitre premier du premier livre des Essais, Montaigne le pressent lorsque, nous confiant qu’il a « une merveilleuse lâcheté vers la miséricorde et la mansuétude », il écarte les stoïques qui « veulent qu’on secoure les affligés, mais non pas qu’on fléchisse et qu’on compatisse avec eux ». Si des êtres cheminent côte à côte, la sympathie, l’amitié peuvent les rapprocher, des solidarités peuvent se nouer, au moins momentanément, mais là s’arrêtent les liens.

 

Pour prendre la place de l’autre, il faut se donner davantage. Saint Thomas d’Aquin écrit donc : « Présupposez une union d’amour avec autrui, alors vous pouvez désirer et espérer un bien pour autrui comme pour vous-même… » L’être qui aime est à l’être aimé ce que l’on est à l’égard de qui ne fait qu’un avec soi-même.

 

L’exercice de la miséricorde nous engage dans une rude épreuve où sombre l’égoïsme. Mais d’incroyables perspectives me sont apparues, autorisant toutes les audaces, lorsque, exprimée dans le style toujours paisible et retenu de la Somme théologique, j’ai lu cette promesse : « L’homme en état de grâce faisant la volonté de Dieu, il convient que Dieu fasse la volonté de l’homme pour le salut d’autrui, en proportion de son amitié. »

 

Fr.  Ambroise-Marie Carré, o.p. †

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander…

 

Car il y a tant de choses à dire enco­re… Et vous, peut-être, tant de ques­tions à poser !


Si nous ne pou­vons pas répon­dre à tout, ici, vous pou­vez néan­moins recher­cher arti­cles et témoi­gna­ges de frè­res qui vous per­met­tront d’appro­fon­dir les sujets qui vous inté­res­sent.

 

Bonne décou­verte !

En savoir plus
Partager à un ami




votre message a été envoyé