Qui sommes-nous ?. Où sommes-nous ?. Que faisons-nous ?. Devenir dominicain. Huitième centenaire. Rechercher. Nous aider. Actualité. Prédication numérique. Nous contacter. Retraite dans la ville Facebook Nous contacter

« Jésus est sur Facebook et il veut y être votre ami ! » Au delà de la boutade, ce message illustre la façon dont la présence chrétienne s’est developpée sur Internet.

Une prédication créative
Dieu sur Internet !
Réseaux sociaux : Jésus revient !
Sainte provocation !
Compromis avec la toile d’araignée tendue sur notre globe.
Theopedie.com
Évangéliser Internet
Montesinos.fr

 

Une prédication créative
par le frère Jean-Paul Vesco, évêque d'Oran

 

Qui a déjà prêché pendant une semaine devant soixante-cinq mille personnes, les rejoignant là où elles sont, là où elles en sont, sans effraction ? Des frères étudiants ou plus expérimentés, des sœurs moniales ou apostoliques, tous ceux qui, depuis neuf ans, ont participé d’une manière ou d’une autre à l’aventure de Retraite dans la ville.

 

Qui a eu la chance de pouvoir déposer un lourd fardeau, d’avouer l’inavouable grâce à un échange dans la liberté qu’offrent l’anonymat et l’assurance d’une écoute attentive et remplie d’espérance ? Des centaines, des milliers sans doute, d’internautes qui ont sollicité un accompagnement et ont redécouvert la force libératrice du carême.

 

Comme l’invention de l’imprimerie, de la radio ou de la télévision, l’irruption d’Internet dans nos vies a opéré une révolution qui dépasse de beaucoup l’avènement d’un nouveau mode de communication. Avec le Cerf pour l’imprimerie, les messes sur France Culture pour la radio, le CFRT (l’émission Le Jour du Seigneur) pour la télévision, Retraite dans la ville nous inscrit de plain-pied dans cet univers nouveau en perpétuelle (r)évolution où l’Évangile doit bien sûr être annoncé.

 

Nous le devons aux frères étudiants qui se sont succédé à Lille ces dix dernières années durant leur temps de formation. Ils avaient fait le choix de ne plus être du monde, mais, grâce à Dieu, ils étaient bien restés dans le monde… Le relais des frères étudiants est pris dans cette nouvelle ère de la prédication qui n’en est qu’à ses commencements. C’était un des enjeux du dernier chapitre provincial.

 

La prédication sur Internet recouvre aussi d’autres formes. La créativité semble même être le maître mot de cette proposition de l’évangile en territoire numérique. De nombreux frères, sœurs et laïcs dominicains inventent de nouvelles manières de partager la Bonne Nouvelle du Salut via les réseaux sociaux, des blogs et autres sites. Nous vous invitons à les découvrir.

 


Dieu sur Internet !
par le frère Thierry Hubert, o.p.


On ne la présente même plus, tant elle ferait, dit-on, déjà partie du paysage… ou, tout au moins, de celui de la sphère catho du web ! Retraite dans la ville, le site internet des dominicains pendant le Carême, compte désormais plusieurs dizaines de milliers de retraitants inscrits. De quoi donner des ailes aux frères de Lille en déployant de nouvelles propositions tout au long de l’année !

 

Tout a commencé en 2004 ans au couvent de Lille. Lancé parallèlement à des conférences le dimanche matin pendant le temps du carême, le site de Retraite dans la ville est né de frères étudiants qui baignaient déjà dans la culture d’internet. Devant son succès croissant au fur et à mesure des années et l’implication que cela demandait pour les frères en formation, le chapitre provincial de la Tourette en décembre 2010 a décidé de confier le projet à une communauté et à un frère en particulier avec des moyens conséquents. La prédication sur internet est devenue une priorité provinciale.


Des locaux et un réseau de partenaires

C’est ainsi qu’en franchissant le portail du parc du couvent de Lille, on pourrait presque ne pas remarquer la petite maison, sise près de l’église. C’est pourtant ici que le noyau dur de Retraite dans la Ville travaille. Une grande pièce lumineuse avec, depuis quelques semaines, en son centre, une grande bible sur un lutrin. Voilà qui plante le décor et qui manifeste ce qui se cherche à vivre ici : un travail d’équipe où la dimension communautaire est privilégiée avec un ancrage marqué pour la Parole de Dieu.

 

Avec les frères, une dizaine de bénévoles et parfois l’aide de professionnels, ont permis de déployer non seulement l’œuvre réalisée par les frères étudiants, mais aussi de proposer de nouveaux sites. Ainsi le cœur de tous les projets est le couvent de Lille mais, avec lui, toute la famille dominicaine constituée de frères, de sœurs, de laïcs et d’écoles est aussi impliquée.

 

« Dans la Ville » devient une « marque » de sites de spiritualité

Outre celui attaché au temps liturgique du Carême, de nouveaux sites apparaissent sur la toile chaque année.

 

Psaume dans la Ville, par exemple, couvre le temps ordinaire et offre depuis le 28 mai un psaume chaque jour. Ce sont six comédiens, Maxime d’Aboville, Jean-Damien Barbin, Nâzim Boudjenah, Claire Chastel, Marie-Sophie Ferdane et Michael Lonsdale qui se relaient chaque jour pour la lecture de ce psaume, avec l’accompagnement du percussionniste Francesco Agnello, et de son hang, instrument original aux sonorités propres à l’intériorisation. Le site propose aussi trois méditations par semaine préparées par une équipe de frères et sœurs. Une autre proposition, Avent dans la Ville, offre une retraite de préparation à Noël. Et il y a bien d'autres propositions de ce genre...

 

« Allons de l’avant… »

On connaît la formule de saint Dominique : « Allons de l’avant et pensons à notre Sauveur ! » Elle n’a rien perdu de son actualité : pour faire entendre la Parole de Dieu, sur ce sixième continent qu’est Internet, notre présence sur le web est une manière nouvelle de vivre la mission dominicaine !


www.retraitedanslaville.org

 

 

Réseaux sociaux : Jésus revient !
par le frère Eric Salobir, o.p.


« Jésus est sur Facebook et il veut y être votre ami ! » Au delà de la boutade, ce message, qui circulait il y a quelques mois, me semble illustrer la façon dont les réseaux sociaux ont développé la présence chrétienne sur Internet.

 

Alors que notre société laïque tente de confiner les religions dans la sphère privée, Facebook, Twitter et les autres rendent public ce qui était jusqu’à présent de l’ordre de l’intime : on s’expose sur cette nouvelle agora et, par la même occasion, on y proclame sa foi. Chassé par la porte, Dieu revient ainsi par la fenêtre. Pourtant, si on assiste à l’émergence d’une opinion publique chrétienne, personne n’invite dans la discussion l’Église ou les institutions religieuses.

 

Sur Internet, l’innovation a, en outre, définitivement pris le pas sur la tradition. Avec le Web 2.0, la voix des pères s’est tue au profit de celle des pairs : « C’est vrai : tous mes amis sur Facebook le disent ! » Il n’est plus d’autorité supérieure de droit. Le seul critère de vérité est la popularité, manifestée par le référencement dans les moteurs de recherche ou le nombre de reprises sur les réseaux, les fameux « Like ». Si l’on veut qu’elle triomphe, il faut donc rendre la Vérité populaire. À un Ordre dont la devise est Veritas, cette situation lance un double défi : faire entendre la Parole de Dieu au sein du brouhaha de l’Internet et jeter les bases de ce qui pourrait être une « doctrine numérique de l’Église ».

 

Ces challenges ne pourront être relevés qu’au prix de l’abandon du discours institutionnel au profit d’une parole adressée et engagée, intégrant les codes de la culture dominante, comme cette dernière reprend et détourne les symboles chrétiens. Pour des prêcheurs, cette condition ne devrait pas être difficile à remplir, car l’identité dominicaine n’est autre que la prédication elle-même : il n’y a pas de meilleure façon de parler de l’Ordre que d’annoncer la Parole de Dieu. Cette inculturation nécessite cependant une porosité avec le monde des médias et de la création numérique, qui dépasse la seule sous-traitance de projets techniques à des professionnels. Elle demande un compagnonnage dans la durée tel que celui entrepris par certains frères avec les artistes. à quand une aumônerie du numérique ?

 

Par ailleurs, l’imbrication progressive des activités connectées (que certains appellent à tort « virtuelles ») et des activités off line, déconnectées, implique de penser le versant numérique de chacune de nos prédications. Ce qui commence sur les réseaux sociaux se poursuit en vis-à-vis et inversement. Internet n’est donc plus seulement une affaire de spécialistes.

 

Un tel constat nous pousse à privilégier les projets portés par l’ensemble d’une communauté ou par un réseau. Les relais dans nos couvents permettent, en effet, de donner de la substance à des contacts numériques que l’on peut souvent qualifier de « relations faibles ». Ils sont aussi propices au développement de projets spirituels proposant un retour à l’intériorité au sein même de l’interactivité.

 

 

Sainte provocation !
par le frère Rémi Chéno, o.p.

 

Une Trinité un peu kitsch, où au Saint-Esprit on a substitué la silhouette bien connue d’un petit oiseau gazouilleur. Telle est l’icône qui signale le compte @SteProvocation sur Twitter.

 

Twitter, c’est ce réseau social qui a joué un rôle sans doute déterminant dans les révolutions du « Printemps arabe » et qui commence à s’imposer dans le paysage français des internautes à jour des technologies.

 

Le principe est simple : on publie un message limité à 140 caractères, sans destinataire particulier. Ceux qui sont abonnés à votre compte le recevront, mais aussi tous ceux qui y arriveraient par hasard. Inutile d’ouvrir un compte personnel sur Twitter si vous voulez voir un peu de quoi il retourne. Il vous suffit de vous rendre sur la page https://www.twitter.com/#!/SteProvocation pour retrouver tous les messages envoyés.

 

C’est en lisant les messages en anglais du compte @UnvirtuousAbbey que l’idée m’est venue de suggérer à quelques frères de rédiger avec moi des messages qui seraient à la fois spirituels et (un peu) provocateurs, si possible humoristiques. Et nous nous y sommes mis, pour notre plus grand plaisir et aussi, espérons-le, pour celui de nos lecteurs !

 

Histoire de vous mettre l’eau à la bouche, en voici quatre déjà publiés : « Seigneur, ma prière aujourd’hui sera un peu compliquée. Si tu pouvais prendre quelques notes, merci… » ;
« Seigneur, je te demande pardon pour toutes les fois où je me suis pris au sérieux. » ; « Seigneur, purifie-moi de mes penchants mauvais… mais vas-y mollo quand-même… » et encore « Jésus, on peut se revoir ? J’ai bien aimé notre dernière rencontre ! »

 

Les religions sont souvent associées à des images très sérieuses, parfois même effrayantes. Beaucoup dénoncent la violence à laquelle elles peuvent conduire, ou la culpabilité qu’elles pourraient entretenir. N’était-il pas temps de rendre un visage plus jovial au christianisme, quitte à se risquer à une certaine autodérision ?

 

La contrainte d’une longueur limitée des messages est très stimulante. J’avais ouvert un compte personnel sur Twitter, sous le nom @RevigBreizh (accessible sur https://www.twitter.com/# !/RevigBreizh) et, à partir du 11/11/11 (!), j’ai publié quotidiennement une petite homélie sur l’évangile du jour. Je me suis aperçu que j’étais devancé par l’évêque de Soissons (@mgrgiraud) ! En tout cas, c’est un exercice passionnant de suggérer en 140 caractères une piste de lecture, un angle de réflexion qui puisse être reçu aussi bien par des chrétiens que par le tout-venant d’Internet. Et quel plaisir quand on est « retweeté » ! Rejoignez-nous donc sur Twitter, et faites du buzz !

 

Les deux comptes Twitter mentionnés dans cet article ont leur miroir dans deux pages sur Facebook

(https://www.facebook.com/remi.cheno et https://www.facebook.com/SainteProvocation)

pour attirer d’autres utilisateurs de réseaux sociaux qui seraient absents de Twitter.

 

 

Compromis avec la toile d’araignée tendue sur notre globe.
par le frère Gérard Eschbach, o.p.

 

Je suis entré en Internet comme la chose la plus naturelle du monde. Déjà, le petit garçon rêvait d’une « machine » capable de gérer un maximum de connaissances dans un minimum de valise. Ensuite, dans les années 70, alors qu’en Europe cela restait encore largement terra incognita, j’ai construit mon premier ordinateur tout en découvrant les microprocesseurs et la logique informatique. Après cela il suffisait de se laisser porter par la vague montante. Voilà pour la quincaillerie ou le hardware.

 

Mais l’outil n’est rien sans un projet (le software) qui le prend « en main ». Ce projet s’est élaboré et a trouvé son expression, bien avant la naissance d’Internet, au CERC (Centre d’Études et de Recherches Chrétiennes) de Brazzaville que j’ai fondé et dirigé entre 1969 et 1980. à travers séminaires, cours publics, conférences et publications, ce fut la merveilleuse rencontre avec des centaines et des centaines d’esprits avides de partager une autre parole que celle de l’idéologie alors régnante. étonnante expérience que celle d’un espace de liberté où se respirait si intensément le « sens » de l’essentiel.

 

C’est quelque chose comme un CERC fonctionnant à l’échelle planétaire à travers les immenses possibilités de l’internet que veut être le site www.meta-noia.org mis en ligne il y a 12 ans et élargi depuis par d’autres sites annexes (www.beance.orgwww.gerard-eschbach.org). Il s’agit de la même démarche qui est de partager pour ainsi dire en continu et en direct ma recherche. Il s’agit de la même exigence fondamentale d’ouvrir, au-delà des encombrements et des enfermements, un espace pour la foi. Il s’agit de la même audace de « penser autrement » ? meta-noia ? la transcendance de notre condition.


L’approche, au-delà des académismes et des scolastiques, est résolument pluridisciplinaire. Il arrive qu’elle désarçonne. Mais, plus loin, elle veut « donner à penser ».

 

Vous voulez visiter ? L’entrée est libre et vous pouvez tout emporter gratuitement. Le domaine www.meta-noia.org se présente comme un grand parc d’exposition avec ses différents pavillons, ses allées, ses aires de jeu, ses annexes, ses kiosques de renseignement. Vous cherchez un thème précis ?


Google va vous y mener. Pour une approche interactive, vous trouvez les textes au format HTLM. Vous les trouvez également au format PDF sous forme de livres ou de fascicules (e-books) prêts à l’impression.

 

Après ce trop rapide survol, il faut sans doute atterrir et aller voir sur place. Je vous dis à bientôt sur www.meta-noia.org !

 

 

Theopedie.com
par le frère Fr. Paul-Adrien d’Hardemare, o.p.

 

Cette année j’ai été assigné en stage apostolique. Première mission : faire une expérience en milieu scolaire. « Si cela marche, on continue et si cela ne marche pas, eh bien, on arrête. » Reçu 5/5. Sur le papier, tout est toujours simple… Le jour de la rentrée, le rectorat m’a prévenu que j’enseignerai en mathématiques, après avoir postulé pour l’économie. C’est commode pour préparer les cours !

 

Deuxième mission (encore plus simple) : enseigner dans un collège catholique à public musulman une matière qui n’existe plus dans cet établissement depuis 25 ans, à savoir la culture religieuse. « Je vais d’abord demander à l’imam si j’ai le droit de venir à vos cours » me prévient l’un de mes élèves…

 

Mission impossible ? Jamais de la vie ! Au contraire, enfin un peu d’action ! Cela commençait à ressembler à un vrai défi évangélique. Aussitôt dit, aussitôt fait, je dresse un programme pour le cours de religion : il y a 18 séances dans l’année, l’évangile selon saint Marc a 16 chapitres. Voilà déjà un problème de résolu.

 

Reste la question du support du cours. Comment faire découvrir les merveilles de la Bible à quelqu’un qui n’a pas de Bible ? Pas question de faire acheter des Bibles aux jeunes. Il a déjà fallu que je mette en retenue une bonne dizaine d’élèves qui refusaient de toucher le livre jugé impur. (« Tu reviendras un mercredi recopier à la main un chapitre de l’évangile. Cela te permettra d’établir un premier contact avec le livre. » Je sais, c’est moche.)

 

Donc : où peut-on lire la Bible quand on n’en a pas ? Réponse : on utilise Internet. D’où une idée simple, quoique chronophage en regard du salaire de misère que je touche comme professeur (enfin j’imagine que c’est pour cela qu’on fait vœu de pauvreté...) : faire un site Internet comme support de cours. En plus cela fait chic.

 

Plus simple à dire qu’à faire… Je me suis vite aperçu que développer son site Internet, c’est très compliqué (« Error 404 , unable to load lib jquery.ui» ?!?) et pas toujours très chic (« Dans deux semaines, je l’ai craqué ton putain de site, professeur de merde ! Convertis-toi ! »)


Peu importe, l’évangile est prêché et pauladrien.org était né. (Je sais, le nom est mégalo, mais au moins, les élèves ne pouvaient pas dire qu’ils ne se souvenaient plus du nom du site.)

 

Et bien, croyez-moi si vous voulez, mais cela marche ! Les élèves y ont pris goût et moi aussi. En plus, parler de Jésus à qui n’en a jamais entendu parler, cela a quelque chose d’unique. J’ai donc amélioré le site. Les cours bénéficient maintenant de l’apport multimédia que le site permet et le site bénéficie des critiques que j’ai par les élèves. D’où une version retravaillée du site : Theopedie.com.

 

Le reste est à découvrir sur place. Le site est désormais plein d'articles et l’infrastructure a fait ses preuves. Tout a été fait pour que des personnes que cela intéresse puissent y participer sans avoir besoin de connaître l’informatique. Avis aux amateurs !


Et, pour le reste, à la grâce de Dieu !
 

 

Évangéliser Internet
par Corinne Porès, laïque dominicaine

 

Je suis une fan de facebook, un réseau social bien connu par les internautes. Je peux donc communiquer via facebook avec mes amis, à savoir qu’ils peuvent lire sur mon « mur » les informations que je veux bien écrire. En fait, j’écris très peu sur moi mais surtout je parle de religion.

 

En effet, un jour, l’étincelle m’est venu que je pouvais évangéliser par facebook, faute de pouvoir le faire réellement même si quelque part, je le fais aussi dans mon travail par le biais de la catéchèse. Mon évangélisation par facebook passe par des extraits réguliers de la Bible ou de chants que j’écris en rapport avec la liturgie des heures du jour. Ces extraits ne sont pas aléatoires, je les choisis en fonction de la résonance qu’ils ont en moi.


Je ne me suis pas posé la question de savoir si ce que je faisais, c’était bien ou pas, j’ai surtout suivi mon intuition qu’il fallait le faire sans bien savoir pourquoi. Et depuis, presque tous les jours, j’écris et quelquefois plusieurs fois par jour selon ma disponibilité ou mon envie, cela m’est devenu naturel mais non une addiction puisque je sais faire abstraction d’internet hors de chez moi.

 

Loin de moi de faire du prosélytisme, chacun est bien libre de vivre avec ou sans religion. Je veux simplement répandre ici et là quelques versets et qui sait, l’un ou l’autre sera peut-être un jour interpellé et souhaitera mieux connaître l’écriture Sainte. Je dois dire que personne ne réagit à ces notes, tout au plus, une ou deux personnes, souvent des membres de la famille dominicaine, signalent qu’ils « aiment ». Mais cela ne me décourage aucunement, le feu brûlant qui m’habite me pousse à continuer et à faire connaître ce Dieu qui a fait et fait encore tant de merveilles et qui donne à ma vie tout son sens.

 

Évangéliser par internet rejoint aussi le charisme dominicain puisqu’il nous importe à nous, membres de la famille dominicaine, de dire ce que nous avons contemplé et ce que je contemple ici passe par la liturgie des heures et la lecture jamais assouvie des textes sacrés.

 

Par ailleurs, je relaie également les différentes informations afférentes à la famille dominicaine. Il peut s’agir de liens concernant des événements tels que « la route dominicaine », une randonnée proposée par des Frères de la province de France, la pièce de théâtre Pierre et Mohamed sur Pierre Claverie, dominicain, assassiné en Algérie, ou encore des rencontres proposées dans les couvents. Je ne m’arrête pas à la France puisque je suis en relation avec la famille dominicaine de Mexico, d’Espagne, d’Autriche, d’Allemagne par facebook.

 

Cette manière d’évangéliser ne m’apporte rien de particulier mais en tant que membre de l’Ordre des Prêcheurs, il me tient à cœur de prêcher jusqu’aux frontières de l’internet.

 

 

Montesinos.fr
par les frères Benoît Ente et Jacques-Benoît Rauscher, o.p.



Les questions de justice et paix… c’est un peu passé de mode, non ? Cette remarque d’un jeune chrétien entendue récemment illustre une situation dénoncée par Benoît XVI dans son message de Carême 2013 : beaucoup de croyants délaissent la réflexion et l’action sur les questions économiques et sociales parce qu’ils en perçoivent l’extrême complexité et qu’ils ne savent pas très bien comment les regarder comme chrétiens.

 

Partageant ce constat, nous avons cherché une solution en lançant un nouvel outil de communication sur les questions de Justice et Paix au sein de la famille dominicaine (au sens large). La célébration du 500ème anniversaire du sermon de Montesinos, en décembre 2011, nous a inspirés. C’est ainsi qu’est née l’idée de la lettre d’information montesinos.fr.

 

Concrètement, cette lettre mensuelle, lancée en février 2013, prend la forme d’une page envoyée par mail, construite autour d’un chiffre-choc dénonçant une inégalité en France ou dans le monde. Trois paragraphes permettent d’aborder ce chiffre selon différents angles : les sciences économiques et sociales ; l’Écriture et de la Tradition de l’Église ; des initiatives concrètes prises par des personnes engagées.


Pour découvrir cette lettre, rien de plus simple :
envoyez-nous un message à l’adresse suivante :
newsletter@montesinos.fr

 

Rendez-vous aussi sur notre site internet
www.montesinos.fr : vous y trouverez les premiers numéros et un lien vers notre page facebook et notre fil twitter !

Ce que nous faisons ? Il est plus simple de dire d’abord ce que nous ne faisons pas. Nous ne faisons pas de business. Nous ne faisons pas carrière non plus. Notre truc à nous, c’est la prédication.

Mais, est-ce que prê­cher c’est faire quel­que chose ? Ou bien ne serait-ce pas seu­le­ment « par­ler » et, pour tout dire, « par­ler dans le dé­sert » : à des égli­ses vides, à un monde trop bru­yant. On par­le et person­ne n’écoute… 

 

Non ! Pour nous, prê­cher, c’est agir. Prêcher, c’est d’abord cher­cher, pour mieux com­pren­dre ce qui se joue dans notre monde. Puis, prê­cher, c’est ren­con­trer les hom­mes d’aujourd’hui : les jeunes ou les vieux, les biens por­tants ou les mala­des, dans l’Église et hors de l’Église… Prê­cher, c’est enfin ai­mer les pau­vres, et le pau­vre en cha­cun. Alors oui, prê­cher c’est, bien sûr, pronon­cer des paro­les, mais pas de ces paro­les qui ne font que « dire ». Nos paro­les, comme des sacre­ments, doi­vent agir, ou­vrir des che­mins de vie, don­ner à voir le Ciel quand l’hori­zon sem­ble bou­ché. Et si nous « fai­sons » tout cela pour d’au­tres, c’est aussi parce qu’à chaque rencontre il nous est donné de ren­con­trer Dieu.

Partager à un ami




votre message a été envoyé