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Plus qu’un lieu de détente, notre jardin est un lieu de convivialité, de repos, de prière, de méditation, de labeur : bref, de nourriture terrestre et spirituelle.

 

Les frères du couvent de Sainte-Marie-Madeleine à Lund bénéficient de la proximité de plusieurs espaces verts répartis dans tout le quartier. En outre, le jardin botanique de la commune se situe à quelques minutes de marche seulement de la maison. Mais notre jardin préféré, à nous tous, c’est de loin le nôtre ! Plus qu’un lieu de détente, c’est un lieu de convivialité, de repos, de prière, de méditation, de labeur : bref, de nourriture terrestre et spirituelle.

 

Le souvenir originel de mon arrivée à Lund a comme cadre le jardin des frères. Au bout d’une longue route, dix heures de conduite et deux heures de traversée sur la mer Baltique, nous fûmes accueillis par les frères dans une douce lumière du soir du mois de juillet. Nous allâmes tout de suite au jardin nous restaurer. La senteur de plusieurs variétés de roses nous accompagna jusqu’à la fin du repas, couvrant l’odeur du pain, du vin, des pizzas et des fromages aussi. Il y eut un soir, il y eut un matin… En effet, le frère Johan, pour ne pas le nommer, est un spécialiste des rosiers. Il y a une bonne vingtaine d’espèces différentes au jardin, toutes des roses non hybrides. La rose va si bien dans un couvent dominicain : O lumen ecclesiae… rosa patientiae…

 

Nous pouvons manger au jardin quand il fait beau, mais ce même jardin nous donne à manger aussi. Des pommes, des fraises (dont sont friands toutes sortes d’oiseaux), des framboises et, fait merveilleux, des figues, grâce à un figuier d’une espèce adaptée à notre climat du nord, cadeau d’une laïque dominicaine bien inspirée ! Dans le coin potager, les frères cultivent salades, tomates, courges, radis, herbes. Cela veut dire semer, arroser, arracher les mauvaises herbes régulièrement. Les fruits que la terre nous donne nous permettent de faire quelques économies, au moins durant l’été. Quelques réserves aussi. Surtout nous rappellent-ils que le Seigneur aime bénir ses enfants. Je vous donne toutes les herbes portant semence, et tous les arbres qui ont des fruits…

 

Le jardin, c’est aussi la beauté de la création. Après le repos hivernal et avec le retour de la lumière, myosotis, crocus, tulipes et autres bulbes se réveillent, sans oublier l’impressionnant magnolia. Puis sortent les vivaces, ceux qui fleurissent au printemps comme la pivoine, ou le lamium maculatum avec ses grappes de fleurs mauves ou jaunes et ses feuillages panachés, ou encore le polygonatum ou Sceau de Salomon et ses longues tiges de clochettes blanches immaculées ; ceux qui s’ouvrent en juin ou juillet comme les hostas, les astilbes, trollius europaeus, digitalis purpurea ; puis enfin les dahlias qui vont colorier le jardin en août et en septembre, voire jusqu’en octobre.

 

Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! dit le psalmiste. Pas seulement dans la nature, mais dans l’âme. Dans le secret de mon jardin intérieur, le Seigneur sème encore et encore. Par sa grâce, j’essaie de produire quelques fruits : prédication, miséricorde, pardon, simplicité, fraternité. Le tout, si possible, dans une écologie aussi mesurée que passionnée.

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