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  Dominicains - Province de France > Réflexion > Vie dominicaine > La vie fraternelle
fr. Antoine de la Fayolle Le frère Antoine de la Fayolle est était responsable des frères étudiants à Lille, ce qu’on appelle un père-maître, jusqu'en janvier 2011. Il est désormais à Paris au couvent saint-Jacques et travaille pour le Jour du Seigneur et RFO.
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Fraternité et obéissance

La fraternité est tellement désirable que la Révolution française l’a gravé sur les frontons de nos mairies comme projet à instaurer et elle y demeure !

Le jour où nous revêtons l’habit dominicain, à l’ouverture du noviciat, nous entrons dans un genre de fraternité qui va marquer notre vie commune. Cette fraternité n’est pas due au sang. Elle n’est pas non plus une cooptation.

Notre vie commune repose sur une certitude et une reconnaissance : chacun et tous nous voulons marcher à la suite du Christ sur les traces de Dominique. Et ça, c’est génial ! Des frères ! Je découvre un lien, à l’égard de mon frère, qui ne dépend pas du nombre d’atomes crochus que j’ai ou que je n’ai pas avec lui. Mon frère peut très bien me « trotter sur le haricot » et pourtant être mon frère.

Je n’ai pas à devenir un super copain avec mon frère, mais j’ai à cultiver la bienveillance à son égard. Ce n’est plus mon sentiment qui va prévaloir dans les relations, mais l’objectivité de la marche à la suite du Christ. Je commence à mettre un pied dans le Royaume de Dieu à partir du moment où je ne cherche plus à « faire mon salut personnel ». L’accès au Royaume m’est ouvert quand je cherche le salut pour et avec chacun de mes frères.

C’est pour cela que je fais volontiers un lien entre vie commune et obéissance. Non pas l’obéissance qui m’est demandée une ou deux fois dans ma vie, mais cette obéissance de chaque jour. Ce consentement au réel qui fait que j’apprends à accueillir mon frère comme il est et non comme je voudrais qu’il soit. C’est parce que l’autre peut vivre comme il est, qu’il peut trouver sa place dans la communauté, qu’il peut y apporter son génie propre.

Tout ce travail que je fais chaque jour pour être davantage fraternel, mes frères aussi le font à mon égard. Ainsi nous pouvons goûter ensemble un peu de cette joie qui jaillit de la communion fraternelle.

 Fraternité et obéissance
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