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S’il est bien un trésor qui a traversé les siècles, c’est le Rosaire. Une prière qui est avant tout une méditation de l’Évangile.

Qu'est-ce que le Rosaire ?
Prier le Rosaire
Un frère à la piscine
Mon premier Rosaire dans une salle de malades !
Après la découverte, la confirmation
Un frère… au service de 3 sœurs et de 160 jeunes
Trois roses dans le jardin de Lourdes
Les Équipes du Rosaire


Qu'est-ce que le Rosaire ?

par le frère Louis-Marie Ariño-Durand, o.p.
(Province de Toulouse)

 

« Tout scribe devenu disciple du Royaume des Cieux est semblable à un propriétaire qui tire de son trésor du neuf et du vieux. » (Évangile selon saint Matthieu, chapitre 13, verset 52)


S’il est bien un trésor qui a traversé les siècles, c’est le Rosaire. On pourrait le comparer à un diamant qui étincelle de ses multiples facettes. C’est une pierre très ancienne, mais on en découvre toujours un nouvel éclat. Il en est de même pour le Rosaire : cette prière, dont l’élaboration a été lente jusqu’à ce qu’elle soit fixée par le saint pape Pie V au XVIe siècle, a été priée, prêchée, vécue selon de multiples modalités.

 

Les pèlerinages : Nombreux sont les pèlerinages, en France ou ailleurs, en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire. À Lourdes, le Pèlerinage du Rosaire, organisé par la famille dominicaine autour de la fête du Rosaire (7 octobre), est celui qui rassemble le plus grand nombre de pèlerins. Ouvert à tous, ce grand pèlerinage rassemble des participants venant de toute la France, y compris l'Outre-mer, mais aussi de Suisse et de Belgique. Pour tout savoir sur le pèlerinage et les modalités d'inscription, mais aussi sur les Équipes du Rosaire, rendez-vous sur le site rosaire.org

 

Les mouvements et associations : Fondées au XVe siècle par le bienheureux Alain de la Roche, les Confréries se sont développées partout dans le monde. Leurs membres prient le Rosaire dans les églises. Depuis 1960, les Équipes du Rosaire, premier mouvement laïc en France avec plus de quatre-vingt-dix mille membres, proposent de vivre l’Évangile avec Marie, dans de petites équipes missionnaires qui se retrouvent à la maison.

 

Les publications : On ne compte plus les livres sur le Rosaire ou les publications régulières : l’excellente Revue du Rosaire, les Bulletins du Rosaire

 

De nouvelles formes de prédication : Sur internet, sites, blogs et réseaux sociaux ne sont pas en reste. Pour les francophones, deux sites de référence : rosaire.org, le site de la famille dominicaine des provinces françaises, et rosarium.op.org, le site officiel pour tout l’Ordre dominicain. Le slogan de ce dernier site est : « Priez, prêchez, vivez… le Rosaire ! » Voilà un beau programme qui se décline en tant de modalités, pour chacun, pour aller à Jésus par Marie !

 

 

Prier le Rosaire
par le frère Jean-Pierre Mérimée, o.p.



C’est au deuxième livre des Rois (au chapitre 5), l’histoire de Naaman, commandant en chef des armées de Syrie. Il est couvert de lèpre. Il a entendu parler d’un prophète avec des pouvoirs extraordinaires, Élisée. Il va le consulter. Et il repart, furieux: pour guérir, le prophète lui a simplement conseillé d’aller se baigner dans le Jourdain. Comme s’il n’y avait pas en Syrie de grands fleuves, plus grands encore que ce Jourdain ! Sans l’insistance de ses serviteurs, cet important personnage, trouvant la démarche trop simple, n’aurait pas daigné faire le détour par le Jourdain, et n’aurait pas été guéri.

 

Quel rapport me direz-vous avec le Rosaire? Vous l’avez deviné: nous rêvons de remèdes extraordinaires pour soulager toutes les lèpres que nous traînons avec nous et autour de nous. Et nous avons à portée de main un remède simplissime : le Rosaire. Et nous l’ignorons. Pire, nous sommes souvent victimes de cette caricature tenace qui l’assimile à un rabachage de chapelets. Alors que c’est tout le contraire.

 

Il s’agit de contempler les grands moments de la vie du Christ, de les approfondir avec l’aide d’un feuillet mensuel, de creuser le sens du passage d’évangile qui s’y rapporte, de prier dans la compagnie de la Vierge Marie, en se plongeant dans ce fleuve de prières douces et fortes qui forment le « Réjouis-toi, Marie. » Une fois par mois, en équipe de quatre à dix personnes réunies à tour de rôle dans la maison de chacun, ils sont près de cent milles en France à goûter ce bonheur d’une amitié partagée, d’intentions de prières portées ensemble, d’une parole de foi nourricière.

 

Le Rosaire est une école de prière et de mise en œuvre concrète de la fraternité, car il ne suffit pas de prier. C’est une prière qui fait bloc avec le quotidien de nos jours. Une prière où tout commence par l’accueil. « Il me faut aujourd’hui demeurer chez toi » dit Jésus à Zachée (Luc 19, 5). Une prière qui nous enseigne tel ou tel aspect de la vie du Christ, choisi dans les événements joyeux, douloureux, glorieux, lumineux de sa vie.



Le Rosaire est une prière accessible au plus grand nombre. Elle reprend nos intentions, dans un partage, dans la plus grande liberté. En équipe, nous nous faisons l’amitié de confier à la prière commune ce qui fait notre joie ou notre tourment du moment, le nôtre et celui de tant d’autres autour de nous.

 

Le Rosaire c’est aussi une prière missionnaire : qu’est-ce à dire ? Cela veut dire une prière qui porte l’inquiétude du monde, et de là, n’est plus en repos tant qu’elle n’a pas touché celui qui est loin de notre Église, loin de la connaissance vraie de notre Seigneur Jésus, loin du partage fraternel. Il faut nous interroger en permanence sur notre ouverture à ce que vit l’homme ou la femme d’aujourd’hui, en particulier ceux qui sont dans les marges. L’Église fait un effort réel pour se mettre aux côtés de tous les laissés-pour-compte de notre société. Comment, à notre manière, ne pas participer à cet effort ?

 

Enfin, c’est une prière personnelle quotidienne. Une dizaine de chapelet récitée dans le secret par tous ceux qui ont dit oui à l’engagement dans une équipe du Rosaire. Ce rendez-vous quotidien demande peut-être de la patience avant de prendre sa place régulièrement dans l’emploi du temps de nos journées, avec la contrainte acceptée du calendrier des mystères organisé en équipe. Ce qui compte, ce n’est pas de fournir au jour dit la quantité de prière demandée, mais bien plutôt d’entrer toujours plus dans le bonheur de se plonger dans la lumière de chacun des mystères médités. C’est comme lorsqu’on prend un bain (voir Naaman), on commence par y mettre un orteil avant de s’y lancer d’un seul élan avec joie. Cela peut demander du temps.



Avec le Rosaire, croire et aimer : avec le Rosaire, j’apprends à croire qu’un amour fidèle m’accompagne, celui de Jésus pour moi et pour tous les hommes, dont la tendresse de Marie est le plein écho.
Avec le Rosaire, j’apprends à aimer comme Jésus nous a aimés, me mettant à son école, exigeante et légère à la fois en passant par le cœur de sa Mère, « qui gardait fidèlement tous ces souvenirs. » (Luc 2, 51).

 

Ah ! si le Rosaire pouvait nous aider à rendre notre cœur un peu amoureux de la manière que notre Dieu est amoureux de chacun de nous, à en mourir ! 

 

 


Un frère à la piscine
par le frère Thomas-Marie Gillet, op.



Cette année, pour la quatrième année consécutive, j’ai rejoint les pèlerins de la région Normandie. Une région comme les autres où le travail ne manque pas pour un jeune frère en formation propulsé aumônier de trois unités de vie. J’ai vécu ce pèlerinage en étant le plus souvent possible auprès des malades, animant les temps de prière (veillée de réconciliation, chemin de croix), essayant modestement de réconforter ceux qui en avaient besoin en nous mettant ensemble sous le regard du Christ.

 

Mais j’aimerais vous partager une expérience plus personnelle. Car le Rosaire, même si je suis en première ligne dans l’organisation en tant que frère dominicain, c’est d’abord, pour moi aussi, l’occasion d’un temps de pèlerinage, tant que faire se peut, au pied de la grotte de Massabielle. Et comme je n’ai pas le temps de faire toutes les dévotions que j’aimerais faire, souvent la meilleure chose que je prends le temps de faire c’est de suivre une des recommandations de la Vierge : « Allez boire à la fontaine et vous y laver. » Je vais aux piscines.

 

D’habitude, je ne me pose pas trop de grande questions en effectuant ce geste, je le vis sans originalité comme un rappel de mon baptême et un signe de pénitence. C’est un peu ce qu’explique la Vierge à Bernadette. Mais cette année, allez savoir pourquoi, j’ai été touché par l’accueil et le geste des hospitaliers. Ce sont eux qui, littéralement, vous plongent dans la piscine et vous relèvent hors de l’eau. Plongée, relèvement… C’est de cela dont s’est nourrie ma prière à ce moment-là. Mieux encore que les hospitaliers, j’ai souhaité que le Seigneur lui-même me plonge dans l’eau de mon péché, de mes enfers, de tout ce dont est fait l’homme ancien et qu’ensuite il me relève, qu’il me réveille (la température glaciale des eaux peut aussi y aider), qu’il me fasse reprendre souffle, qu’il me fasse vivre. J’espère que d’autres pèlerins ont pu, en allant aux piscines, s’approcher du Ressuscité.


 

Mon premier Rosaire en tant que responsable d’une salle de malades !
par le frère Marie-Augustin Laurent-Huyghues-Beaufond, o.p.


Un peu d’appréhension avant le départ en me demandant comment j’allais pouvoir répondre à des tas de demandes… mais c’est au Seigneur que les demandes sont adressées, et c’est lui qui se charge d’y répondre : ainsi cette pèlerine malade qui ne marchait plus depuis trois ans et souffrait atrocement du genou m’attendait le samedi matin, jour du départ, debout et sautillant de joie, tout heureuse d’avoir retrouvé soudainement l’usage de sa jambe durant la nuit. Ce fut l’occasion d’un temps de louange avec tous les malades et hospitalières de la salle, et une invitation à méditer sur l’action de Dieu dans nos vies, qu’elle soit visible ou invisible !


 

Après la découverte, la confirmation
par le frère Marc Bellion, o.p.

 

Comme cette année était pour moi la deuxième participation au pèlerinage du Rosaire, je pouvais donc y aller avec plus de sérénité et d’assurance que l’année dernière. Ainsi je pouvais me mettre davantage au service des malades et des bénévoles ; j’ai été à nouveau touché par la joie des premiers de se retrouver à Lourdes et le dévouement et la disponibilité des deuxièmes. Voir tout ce monde au cours des célébrations eucharistiques est pour moi toujours un signe réconfortant qui montre que celui qui croit n’est jamais seul.
 

 

Un frère... au service de trois sœurs et de 160 jeunes
par le frère Nicolas Burle, o.p.



Depuis trois ans, je m’occupe du rosaire jeunes, c’est-à-dire des 160 collégiens qui viennent de sept collèges dominicains à travers la France pour une semaine de service à Lourdes. C’est une magnifique expérience de les voir se mettre spontanément au service des malades et s’émerveiller devant la foule de 20 000 pèlerins (« Alors, tous ces gens sont chrétiens ? »). Il y en a même qui nous remercient pour cette semaine passée avec eux : le rêve ! Mais ce qui est le plus formateur pour moi à Lourdes est de me mettre au service des trois sœurs dominicaines qui ont la charge du rosaire jeunes et qui font cela très bien. Ne pas être toujours en avant mais accepter d’être la petite main : voilà une expérience enrichissante pour un frère prêcheur !


 

Trois roses dans le jardin de Lourdes
par le frère Gabriel Salmela, o.p.



Cette année j’ai participé au pèlerinage du Rosaire. Pour moi, qui viens du bout du monde, la Finlande, voir l’organisation massive des nombreux trains et une très grande quantité de bénévoles, fidèles à la prière et au service, est impressionant. Cela est en soi un témoignage visible de l’aspiration religieuse et du travail de l’Esprit Saint. Pour un frère dominicain, la dévotion Mariale est importante. La Vierge Marie avec sa douceur est toujours proche de nous et du charisme de miséricorde de saint Dominique. J’ai vécu à nouveau ce charisme à Lourdes et c’est pour cela que je voudrais partager trois toute petites réflections inspirées de mes expériences pendant le pèlerinage, dans la lumière des mystères du Rosaire.

 

Rose. Mystère de la Visitation de Marie chez Élisabeth.
Dans ce mystère se manifeste la joie de la foi trinitaire des fidèles en communion avec les autres. Marie partit et se rendit en hâte chez Élisabeth pour partager la bonne nouvelle des grandes choses que le Tout-Puissant a faites pour elle. Nous, nous n’avons pas tardé à rendre visite à Marie à la grotte où elle a visité aussi Bernadette. Là-bas on peut partager notre vie, notre foi, rencontrer les merveilleuses œuvres de Dieu, l’espoir et la joie des autres fidèles membres de notre famille chrétienne. Ce lien spirituel, familial et charitable est particulièrement présent dans le lien aux malades. Que cette joie et louange de la communion des saints soient toujours dans notre cœur et notre parole pendant la vie quotidienne et dans notre vie spirituelle.

 

Rose. Mystère du Baptême de Jésus,
Est-ce qu’il y a des mots plus beaux à entendre que ceux-ci : « Tu es mon fils bien aimé » ? Au moment du Baptême de Jésus, Dieu les dit et l’Esprit Saint descend sur le Fils. Par le Christ, le Père nous conduit à la connaissance de la vérité et nous appelle à devenir un seul corps grâce à la même foi et par un seul baptême. Par notre baptême nous avons reçu le même Esprit, qui met en œuvre ses dons les plus divers et qui réalise l’unité. Nous tous sommes des fils et filles bien aimés du Père céleste. Il n’y a pas peut-être de plus fort rappel de cette grâce et de cette vérité de la dignité et notre égalité devant Dieu que la piscine à Lourdes. Entrer dans l’eau détruit toutes les frontières, murs et différences construites par nous. Tous nous sommes au dessous de la mer de la grâce de Dieu. Que l’Esprit de la conversion et l’amour soit toujours dans notre cœur pour reconnaître le Fils bien aimé dans tout prochain malgré les différences d’âge, de santé ou de race.

 

Rose. Jésus mort sur la croix
Jésus a donné l’exemple de l’humilité en acceptant de laisser sa divinité et de devenir homme. Il a fait ça pour que celui qui croit en lui ne perde pas la vie éternelle. Pour sauver le monde il choisit librement de prendre la croix, tous les péchés, la souffrance et de les porter au Calvaire. Alors la croix est un signe de la souffrance extrême. Jésus a aussi dit que celui qui veut le suivre doit prendre sa croix chaque jour. Une partie de la condition de l’homme est véritablement souffrance, parfois visible physiquement, parfois invisible, dans la peine intérieure ou spirituelle. En commençant le matin avec le signe de la croix nous pouvons confier simplement notre vie au Seigneur et nous unir à Lui. Certains signes, certains gestes peuvent parfois être plus forts que des paroles.

 

À Lourdes, j’avais comme malade un homme qui était très handicapé, alité, dépendant d’appareils médicaux et incapable de bouger ou de parler. Il était dans une chambre avec sa femme qui s’occupait tout le temps de lui. Le premier jour à Lourdes, lors de la prière du matin, sa femme a pris la main de son mari et a fait le signe de le croix pour lui. C’était beau. Le deuxieme matin nous avons vu la force de la foi. Au début des laudes l’homme a fait la signe de la croix lui-même ! D’où lui est venue sa force ? C’est Dieu seul qui le sait. Après il a tourné un peu sa tête vers sa femme et, pendant la prière, ils se sont regardés intensément. C’était un regard d’amour profond sans parole, un moment sacré. Ce témoignage aussi révèle que la Croix et le signe de la croix sont symboles de la victoire du Christ sur tout mal, victoire sur la mort. Ainsi c’est un signe de la miséricorde du Dieu vivant, un signe du salut. Même le regard de Jésus sur la croix vers sa mère est rempli de cette grâce qui, à travers tout souffrance, se transforme en grâce éternelle. Que nos gestes et notre regard soient abondants de l’amour du Christ vers chacun, chaque jour, à chaque moment.


 

Les équipes du Rosaire
par le frère Jean Pierre Brice Olivier, o.p.

 

« Les Équipes du Rosaire » représentent un mouvement catholique considérable lié aux Dominicains (100 000 personnes). Hélas, trop de gens sont abusés par un préjugé lié au nom qui évoque la récitation ennuyeuse du chapelet par des vieilles dames !

 

Initialement, le rosaire est une adaptation pour les laïcs de la liturgie des heures pratiquée par les moines. Les laïcs ne pouvant réciter chaque jour les 150 psaumes, on leur propose de les remplacer par 150 « Je vous salue Marie ». Ces laïcs étaient en premier lieu les « frères lais », convers des monastères qui ne lisaient pas le latin, travaillaient beaucoup et passaient peu de temps au chœur.

 

La prière du rosaire est avant tout une méditation à partir de l’évangile. La succession des mystères et leur approfondissement ont pour but de faire de nous des familiers du Christ, de sa vie, de son enseignement.

 

C’est donc bien une prière centrée sur le Christ, même si la méditation se fait avec Marie comme témoin et soutien. Marie qui collabore avec Dieu et avec nous pour notre bien. Le rosaire invite à contempler concrètement la vie du Christ et à y puiser des conséquences pratiques pour nos propres situations, dans ce qui est traditionnellement nommé les « fruits du mystère ». Méditer par exemple le deuxième mystère joyeux, la Visitation de Marie à Élisabeth, a pour fruit l’amour du prochain. Le priant est invité de façon didactique à rapprocher et conformer sa vie à celle du Christ avec comme guide la Vierge Marie.



Nous ne sommes pas dans une répétition mécanique stérile. Il s’agit d’accompagner la contemplation en occupant sereinement ses mains et sa langue. Contempler, c’est regarder les œuvres de Dieu dans la création, l’histoire du salut, et par là, considérer l’actualité de ces œuvres pour le monde et pour soi.

 

Le rosaire est une école de prière, de foi et de théologie. Pour aider à cette pédagogie, les frères dominicains guident le travail des équipes avec un feuillet mensuel pour la réflexion et la prière et des temps de formation réguliers dans les diocèses et les régions.

 

Au fil des services que je rends aux Équipes du Rosaire, je reste frappé par l’authentique simplicité des personnes et des rencontres, la prière ardente qui les motive, mais plus encore par la qualité théologique qui y règne.

 

Les équipes du Rosaire : Cette formule populaire, esquissée vers le milieu du XIXe siècle par Pauline Jaricot à Lyon, a été mise au point par le Père Eyquem, dominicain, vers les années 1960. Il s’agit d’un mouvement de laïcs, structuré au plan national et international, dont l’aumônier national et les aumôniers régionaux sont dominicains.

 

Équipes du Rosaire : +33 1 56 69 28 10
Courriel : national.equipes@rosaire.org

Ce que nous faisons ? Il est plus simple de dire d’abord ce que nous ne faisons pas. Nous ne faisons pas de business. Nous ne faisons pas carrière non plus. Notre truc à nous, c’est la prédication.

Mais, est-ce que prê­cher c’est faire quel­que chose ? Ou bien ne serait-ce pas seu­le­ment « par­ler » et, pour tout dire, « par­ler dans le dé­sert » : à des égli­ses vides, à un monde trop bru­yant. On par­le et person­ne n’écoute… 

 

Non ! Pour nous, prê­cher, c’est agir. Prêcher, c’est d’abord cher­cher, pour mieux com­pren­dre ce qui se joue dans notre monde. Puis, prê­cher, c’est ren­con­trer les hom­mes d’aujourd’hui : les jeunes ou les vieux, les biens por­tants ou les mala­des, dans l’Église et hors de l’Église… Prê­cher, c’est enfin ai­mer les pau­vres, et le pau­vre en cha­cun. Alors oui, prê­cher c’est, bien sûr, pronon­cer des paro­les, mais pas de ces paro­les qui ne font que « dire ». Nos paro­les, comme des sacre­ments, doi­vent agir, ou­vrir des che­mins de vie, don­ner à voir le Ciel quand l’hori­zon sem­ble bou­ché. Et si nous « fai­sons » tout cela pour d’au­tres, c’est aussi parce qu’à chaque rencontre il nous est donné de ren­con­trer Dieu.

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