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« Le pardon ne change pas le passé, il élargit les horizons du futur »

 

La vie fraternelle ne va pas sans blessures, blessures infligées ou blessures reçues. Quand la blessure est profonde, comment peut-on la guérir ? La guérison ne peut venir que du pardon accordé et accueilli, mais cela n’est ni facile ni évident. Parfois, celui qui est blessé dit : « je ne pardonne pas tant que l’autre ne m’a pas demandé pardon ». Il se présente alors comme une victime qui attend, mais qui, en fait, rumine l’événement, entretient la rancune en lui et s’engage progressivement dans un processus de destruction de leur relation.

 

Pardonner n’est pas facile, car le passé fait mal, c'est pourquoi beaucoup disent « je ne peux pas pardonner parce que je ne peux pas oublier ». C’est vrai, on ne peut pas oublier. En effet, le passé continue à habiter pendant longtemps la mémoire. L’oubli n’est pas la condition du pardon. Le pardon, c’est une réconciliation par-delà l’offense. Avec le pardon, le passé n'est plus considéré comme un obstacle à la relation. Malgré ce qui s’est passé, malgré le mal que tu m'as fait, je poursuis la route avec toi et je te refais confiance.

Le pardon, c'est la confiance renouvelée. La plus grande preuve d’amour que nous ayons pu recevoir d’un frère, de quelqu’un que nous aimons, c’est bien d’avoir reçu de lui le don inestimable du pardon, de la confiance après une faute grave. Le pardon n’est jamais obligatoire. C’est quelque chose qui se donne, ce n’est pas quelque chose qui s’extorque. Il ne faut pas exiger de l’autre de nous pardonner ou de nous demander pardon, car le pardon est vraiment un don gratuit qu’on se fait. C’est le cœur de l’amour.

 

Ainsi, quand nous pardonnons nous aimons comme Dieu, nous attestons de la résurrection. Nous manifestons que la vie peut continuer malgré les forces de mort, que la confiance peut renaître et que l’espérance laisse entrevoir un avenir. Cet acte conduit deux personnes au salut : l’offenseur reçoit la vie malgré la faute qu’il a commise, l’offensé se trouve en position de rendre la vie malgré sa blessure. Grâce au pardon, la vie reprend.

 

Que cette vie soit à l’œuvre dans chacune de nos communautés.

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