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« La ville aux cent clochers »

« Nous voulons qu’il vienne à la connaissance de tous, que, Nous à qui appartenait le droit de patronage sur l’église de St Christophe de cette ville [Poitiers], nous avons du consentement et approbation du Seigneur Guillaume alors évêque et de tout le chapitre de cette ville, donné et concédé aux frères de l’ordre des Prêcheurs de St Jacques de Paris l’église même de St Christophe avec une treille, la place et le terrain qui en dépendent, tout en transférant la charge et les revenus paroissiaux à l’église Notre Dame la Petite, située devant le Palais du Roi, et nous en avons investi le prieur d’alors, Frère Guillaume avec immunité entière, sous réserve du respect dépendance et soumission due au seigneur évêque, à nous et à l’église de Poitiers. »

À l’origine

C’est ainsi que commença l’aventure dominicaine à Poitiers, comme aime à nous le rappeler notre sœur Paul-Marie. C’était en 1219. Un temps où le prieur du couvent parisien de l’époque, le frère Mathieu, n’hésita pas à envoyer des frères en province ! Et ce premier couvent se plaça alors tout naturellement sous le patronage de saint Christophe. Je vous passe les questions d’emplacements : le couvent en a connu plusieurs avant de se retrouver aujourd’hui tout près de la cathédrale et du baptistère Saint Jean, rue Paschal Le Coq. Il a tout aussi souvent changé de patronage : de la Révolution à 1934, il sera : « Couvent de Notre-Père Saint-Dominique et des saints Christophe, martyr et Cyprien », avant d’être placé à nouveau tout simplement sous le seul patronage de saint Dominique.

 

Le couvent aujourd’hui

Mais laissons le passé pour parler d’aujourd’hui, et plutôt que des pierres évoquons donc les frères ! La communauté est actuellement composée de six frères : le frère Etienne, qui a fêté le 5 avril ses soixante ans de profession ; le frère Jean-Didier, prêtre coopérateur sur la paroisse de la Trinité, le frère Jacques, qui vient tout juste de défaire ses cartons, le frère Benoît-Marie, apôtre du Rosaire par monts et par vaux bien au-delà du Poitou, le frère Youssef, aumônier militaire pour la garnison de Poitiers et la gendarmerie départementale de la Vienne, et enfin moi-même, professeur de lettres au collège lassallien de Vouillé et d’exégèse au centre théologique de Poitiers.Cette brève évocation vous donnera une idée de notre capacité apostolique d’éparpillement et de notre difficulté à nous retrouver souvent ensemble, tant pour le partage des repas que pour la célébration de la liturgie quotidienne ! C’est dire aussi qu’on apprécie d’autant plus la présence de Thérèse en nos murs, à la cuisine comme à la lingerie, à l’écoute de chacun, membre elle-même d’un institut séculier dominicain.

Et puisqu’on en est à la famille, ne passons pas sous silence la fraternité laïque dominicaine de Poitiers qui se réunit au couvent une fois par mois et avec qui nous avons la joie de partager ce repas mensuel, et nos sœurs dominicaines de la rue de la Tranchée, avec qui nous venons de célébrer les professions simples de sœur Clarisse, en septembre dernier, et de sœur Carine, il y a quelques semaines. Voilà pour la petite présence dominicaine à Poitiers ! Certes bien plus modeste sans doute qu’au temps où Jeanne d’Arc dut répondre aux questions inquisitoriales de nos frères, lors d’un passage dans la ville ; mais qu’importe puisque l’Évangile, dit saint Paul, « nous le portons en des vases d’argile, pour que l’excès de puissance soit de Dieu et ne vienne pas de nous. » Alors merci de porter dans la prière notre petite communauté d’argile pour qu’elle continue de prêcher l’Évangile, notre premier métier !

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