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Juillet 1959 : il y a tout juste cinquante ans, les frères commencent à vivre dans le bâtiment qu’a construit pour eux Le Corbusier. Tout n’est pas terminé, mais la vie commune débute, dans ce qui est encore pour une part un chantier.

 

1968 : moins de dix ans plus tard, devant la nécessité de faire évoluer les modalités de la formation et de ne plus organiser six années à l’écart du monde comme on l’avait fait à La Tourette, les frères ne peuvent envisager de quitter ce lieu dont l’audace les a tant marqués. Ils ouvrent leur porte, accueillant dans ces lieux jusque là fermés au public toute sortes de rencontres avec des spécialistes des sciences humaines, de l’architecture, avec des amis engagés dans le combat pour les droits de l’homme.

 

1998 : voulant aller plus loin dans cette volonté de dialogue avec la culture de leur temps, les frères proposent au ministère de la culture l’organisation à La Tourette d’un centre culturel de rencontres, une activité habituellement développée dans des bâtiments publics désaffectés. Début d’une aventure qui sera marquée par l’ouverture du centre en 2002, de nombreuses expériences culturelles, expositions, rencontres, concerts, puis par la liquidation judiciaire du centre, pour des raisons économiques, en juin 2009.

 

2009 : tout en fêtant le cinquantenaire du couvent, les frères de La Tourette commencent, ou recommencent, comme d’habitude… C’est désormais la communauté des frères qui, avec le soutien de la province de France, porte la responsabilité de la vie apostolique, culturelle et économique de La Tourette. Sobriété et responsabilité dans les modalités pratiques de l’organisation de notre vie sont à l’ordre du jour, bien cohérentes avec le style du couvent.

 

Si l’hypothèse du centre culturel a montré ses limites, les frères restent très soucieux de poursuivre le dialogue avec les artistes, et de les inviter à entrer en dialogue avec l’œuvre d’art qu’est le couvent. C’est ainsi qu’une exposition des œuvres de François Morellet a attiré à l’automne des centaines de visiteurs. D’autres expositions, des concerts sont à l’étude. Les travaux de restauration, débutés en 2006 se poursuivront encore deux ans, mais permettent déjà à la communauté et à ses hôtes de redécouvrir le couvent dans toute sa beauté, et dans la vivacité de ses couleurs.

 

Ce nouveau commencement, dans la suite des précédents, est marqué par l’attachement des frères à ce couvent, leur conviction que ce lieu est une invitation à une expérience unique pour ceux qui y séjournent. Notre rôle n’est pas celui de gardiens de musée, ni d’adorateurs de l’architecte, il est plutôt celui de Jean-Baptiste, qui invite à une rencontre, qui propose et se tient à l’écart, discrètement. Ce que nos visiteurs pourront vivre, et découvrir dans le silence, la solitude, la contemplation des jeux de la lumière dans le couvent, ne nous appartient pas. Ce qu’ils seront prêts à accepter de la vérité que cette architecture propose de faire en soi-même n’est pas prévisible. Mais nous tentons de proposer les conditions de possibilité d’une telle expérience.

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