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 À l’origine, le mot cloître n’a pas de connotation religieuse. 

 

La plupart du temps employé au pluriel, il indique, dans le latin classique, une idée de fermeture, d’obstacle, de barrière, soit par la volonté de l’homme, soit par les caprices de la nature, désignant alors des vallées encaissées ou des cirques montagneux. La première acception « religieuse » remonterait à une hymne de Prudence (IVe siècle)

 

Le mot acquiert ensuite avec les Règles monastiques un sens large, désignant les monastères eux-mêmes. Le terme ne désigne que plus tard, dans la tradition occidentale, la fonction architecturale et monastique d’un lieu particulier, à côté du réfectoire, de la salle du chapitre ou de la bibliothèque. L’allemand gardera l’ambivalence : le Kloster désigne aussi bien l’abbaye ou le couvent que la cour carrée au cœur des bâtiments monastiques ou  canoniaux.

 

Différent de la tradition orientale, le modèle occidental, antérieur à Citeaux ou Cluny mais exemplifié par l’architecture cistercienne, fait du cloître un lieu particulier, accolé à l’église conventuelle. Les textes du VIIe siècle lui accordent une place déterminante ; seule sa place peut varier par rapport à l’église. L’usage romain l’accolera à la face occidentale de l’église en rupture avec la tradition de le placer au sud, puisqu’il découlait ou s’inspirait du péristyle de la villa romaine, colonnade entourant la cour intérieure de l’habitation.



Dans la disposition des lieux réguliers, le cloître joue d’abord un rôle pratique : pour faciliter le bon déroulement des sept offices quotidiens (Ps 118, 164), il fallait trouver un moyen court pour rejoindre le chœur à partir du réfectoire, du scriptorium ou du chapitre, tandis que les moines gagnaient directement l’office de nuit du dormitorium à l’église par l’escalier de Matines. Le souci de ne pas faire de trop longs trajets comme de s’épargner les inconvénients de la pluie et de la boue, conjoint à la nécessité d’un espace processionnel et liturgique, ont assuré la pérennité du cloître.

 

Fr. Guy Bédouelle, o.p. †
Extrait d’un article intitulé « Le jardin clos »
paru dans la revue Pierre d’Angle n° 2004/10
 

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