Le 19 mars est fêté saint Joseph, l'époux de Marie, qui accepta d'accueillir et d'élever Jésus comme son propre enfant.
Pour célébrer comme il se doit cette personnalité qui fut essentielle dans la vie de Jésus et de sa mère, la liturgie fait de ce jour une solennité. C'est pourquoi, en ce jour, le carême marque une pause et laisse place à l'action de grâce pour cet homme dont l'évangéliste Matthieu nous dit qu'il était "juste" (chapitre 1, verset 19).
" On ne peut douter que Joseph ait été un homme très saint et très digne de confiance, puisque la Mère du Sauveur devait être son épouse. Il fut le serviteur fidèle et prudent puisque Dieu l'établit pour être le soutien de sa Mère, le nourricier de sa chair et l'auxiliaire de son dessein de salut.
Il faut nous rappeler qu'il était de la maison de David. Il était fils de David non seulement par la chair, mais encore par la foi, la sainteté et la piété. Le Seigneur trouva en lui un second David à qui il put, en toute sûreté, confier ses desseins les plus secrets. Il lui révéla, comme à un autre David, les mystères de sa sagesse et lui découvrit ce que ne connut aucun des maîtres de ce monde.
Il lui permit de voir et d'entendre ce que tant de rois et de prophètes, malgré leur désir, ne purent voir ni entendre ; mieux encore, il le lui fit porter, conduire, embrasser, nourrir, protéger.
Marie et Joseph appartenaient donc tous deux à la race de David, mais en Marie s'accomplissait la promesse faite jadis par le Seigneur à David, tandis que Joseph était le témoin de cet accomplissement. "
Extrait d'une homélie de saint Bernard de Clairvaux (1090-1153).
■ Texte publié dans le Lectionnaire pour les dimanches et pour les fêtes (lectionnaire patristique dominicain), Jean-René Bouchet o.p., Paris, 1994, Éditions du Cerf.
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