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Parents, Profs, ensemble faire feu de tout bois !

Depuis septembre 2014, je suis prêtre accompagnateur de l’équipe pastorale de l’Institution Robin-Saint-Vincent-de-Paul, à Vienne, dans le diocèse de Grenoble. J’essaie d’apporter ma pierre à cet ouvrage d’éducation selon les principes évangéliques, de rendre compte de ma foi, de témoigner du Christ Sauveur. Pas une mince affaire... Cette mission est d’autant plus difficile si l’on accepte de ne pas la réduire à la mise en place d’un parcours catéchétique et à la préparation à l’accès aux sacrements pour les quelques élèves chrétiens pra tiquants de notre établissement. Évidemment cela demeure notre « cœur de métier » : nous animons un parcours pour les 6es/5es ouvert à tous et pouvant se conclure pour ceux qui le souhaitent et qui sont déjà baptisés par la célébration de la profession de foi ; nous accompagnons aussi une dizaine d’élèves vers la première communion et deux collégiennes vers le baptême. J’aurai également la joie de célébrer cet été le mariage de deux couples de professeurs. Mais je prends le risque de dire que ce n’est pas le plus important.


Montaigne aurait écrit : « Un enfant n’est pas un vase qu’on remplit mais un feu qu’on allume ». Et le Christ n’a-t-il pas dit : « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé ! » (Lc. 12, 49) ? Donc en filant la métaphore je dirai que nous devons, à la suite du Christ, créer les conditions pour que le feu prenne justement ! Il revient à l’équipe de pastorale d’être moteur et d’aider tous ceux qui se sont engagés dans ce service d’éducation (parents, enseignants, personnels administratifs, techniciens, etc.) à faire en sorte que nos élèves deviennent non seulement des citoyens responsables aux têtes bien pleines mais d’abord et avant tout des foyers (pardon pour la métaphore toujours filante...) d’humanité, et osons le mot, de sainteté. Alors à qui suis-je envoyé prêcher ? À Axelle qui a choisi de demander le baptême ; à Bilel, à qui je dois expliquer, par exemple que la circoncision ce n’est pas tout-à-fait comme le baptême ; ou encore à Cynthia qui, à la question de son camarade musulman curieux de savoir quelle religion elle confessait, répond sans faillir : « Je suis française ! » ; et puis encore à Louis qui, parfois, semble oublier que liberté, égalité, fraternité sont certes des valeurs républicaines mais qu’elles s’enracinent dans le terreau biblique ; ainsi, de proche en proche, je me prêche à moi-même, appelé comme eux à brûler du feu de l’Esprit Saint.

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